Sociocracia

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La sociocracia refiere a un modo de toma de decisiones y de gobierno, que permite a una organización, cualquiera sea su tamaño —desde una familia a un país— de comportarse como un organismo vivo, y de auto-organizarse y auto-corregirse. Su fundamento moderno se basa en las teorías sistémicas. El objetivo más importante es el de desarrollar la coparticipación y co-responsabilidad de los actores, otorgando poder a la inteligencia colectiva al servicio del éxito de la organización.

Historia[editar]

Gerard Endenburg[editar]

El citado Gerard Endenburg (1933-) es un ingeniero holandés especialista en electrotécnica, quien en 1968 tomó la dirección de la empresa familiar Endenburg Elektrotechniek, remplazando a su padre. En 1970, conmovido por los conflictos permanentes que ocurrían en el comité de la empresa, decidió posponer el desarrollo económico de esa estructura comercial a efectos de dedicar todos los esfuerzos a mejorar su organización.[1] Desarrolló entonces el método sociocrático fundado sobre el concepto "no más objeciones argumentadas de nadie".

Fuentes[editar]

La creación de la sociocracia de Gerard Endenburg se basa en la confluencia de cuatro elementos :

  1. Sus propios conocimientos en cibernética (teorías de sistemas de control/comando) ;
  2. Su método de trabajo por analogía, que consistía en buscar la solución de un problema en un determinado dominio, transportando la solución encontrada para un problema equivalente en otro dominio (en el caso de marras, del dominio de la cibernética al dominio de la sociedad en su conjunto) ;
  3. Los trabajos de Kees Boeke[2] (1884-1966), un pacifista y educador holandés que creó en 1940 una escuela donde ninguna acción podía ser emprendida si no había solución aceptable para todos los problemas existentes : Gerard Endenburg fue alumno de Kees Boeke desde 1943 a 1948 ;
  4. El funcionamiento efectivo de la Sociedad Religiosa de los Amigos, más conocidos como Cuáqueros, y en donde Kees Boeke y sus parientes de Endenburg eran miembros : los cuáqueros defienden el derecho a la espiritualidad individual, deciden según el "sentimiento y espíritu de la asamblea" (en inglés: the sense of the meeting),[3] y promueven la simplicidad, la no violencia y la igualdad (consultar el artículo testimonios cuáqueros).

Origen del término[editar]

La palabra sociocracioa fue inventada por Auguste Comte (1798-1857).[4] Sus raíces provienen del latín societas (socidad) y del griego krátos (autoridad) : el gobierno de socios, es decir, de personas ligadas por relaciones significativas, diferente a dêmos (démocratie), masa de individuos que comparten valores comunes.

La palabra ha sido empleada por la sociología americana Lester Frank Ward[5] (1841-1913) tomada probablemente de Auguste Comte.

En los Estados Unidos, la palabra sociocracia evoca irresistiblemente a la palabra americana socialismo con todas las connotaciones negativas que este término pueda tener. Así mismo, la sociocracia es siempre apelada gobernanza dinámica (Dynamic Governance).

Difusión[editar]

Du fait de son origine, la sociocratie s'est particulièrement développée aux Pays-Bas, aussi bien dans les milieux économiques traditionnels que dans les milieux éducatifs. La sociocratie y est d'ailleurs une forme de structure légale pour les entreprises.

De nombreuses organisations utilisent la sociocratie en France et dans le reste de l'Europe, en Amérique latine, en Inde, aux États-Unis et au Canada.[6]

Gerard Endenburg a créé aux Pays-Bas un centre de diffusion de la sociocratie.[7] D'autres tentatives de regroupement des praticiens de la sociocratie sont en cours, notamment aux États-Unis.[8]

Las cuatro reglas de funcionamiento[editar]

El método de organización sociocrático reposa en cuatro reglas simples.

(A) Toma de decisión por consentimiento[editar]

La sociocratie distingue les décisions politiques (qui affectent le fonctionnement de l'unité ou l'organisation du travail) et les décisions opérationnelles (le travail au quotidien). Pour des raisons d'efficacité, seules les premières sont prises par consentement. Il y a consentement quand personne n'a d'objection importante et raisonnable. Quand une objection est émise dans un groupe sociocratique, la personne qui a émis l'objection et les autres membres du groupe travaillent ensemble à la lever. S'ils y arrivent, la décision est prise ; sinon un processus d'escalade dans la structure de l'organisation évite le blocage.

Le consentement est la composante cardinale de la sociocratie. Il peut être fait à peu près n'importe quoi du moment qu'il y a consentement. Notamment une organisation sociocratique peut choisir pour une durée limitée un autre type de gouvernance, s'il y a consentement à ce propos, par exemple en cas de crise grave.

(B) El círculo[editar]

La sociocratie maintient la structure opérationnelle existante d'une organisation. À chaque élément de cette structure, elle rajoute en parallèle un cercle chargé de la prise des décisions politiques. Toute personne appartenant à la structure opérationnelle est membre de droit du cercle correspondant. Des cercles ad hoc peuvent être créés pour résoudre des problèmes spécifiques.

Chaque cercle établit ses propres règles de fonctionnement sur le principe du consentement de ses membres. Un cercle a pour mandat de réaliser la mission de l'unité de travail, d'améliorer constamment la qualité de sa production et d'assurer sa pérennité par l'éducation permanente de ses membres.

Un cercle est maître du pilotage, de l'exécution et de la mesure de ses processus au sens de la norme ISO 9001. L'exécution de ces trois fonctions par le cercle est une des conditions majeures du succès de la sociocratie dans une organisation.

Chaque cercle choisit un facilitateur qui anime les réunions selon les méthodes sociocratiques, et un secrétaire qui rédige les comptes rendus et maintient l'historique du cercle.

Un cercle est une organisation semi-autonome car il est inscrit dans une hiérarchie : chacun doit tenir compte des besoins des cercles supérieurs et des cercles inférieurs. Le cercle de plus haut niveau, correspond au conseil d'administration ; il doit représenter l'environnement économique, social et culturel de l'organisation.

(C) El doble enlace[editar]

Dans une organisation gérée de manière traditionnelle, le responsable d'une unité assure à la fois la communication descendante (les directives venant des niveaux supérieurs de l'organisation) et la communication ascendante (le retour des informations de la base vers les niveaux supérieurs). Assurer simultanément ces deux rôles est difficile et source de confusion.

La sociocratie établit un double lien entre chaque cercle et son cercle de niveau supérieur. Le responsable de l'unité opérationnelle est choisi par le cercle de niveau supérieur. Une deuxième personne, obligatoirement distincte de la précédente, est choisie par le cercle pour participer au cercle de niveau supérieur et donner ou non son consentement aux décisions qui y sont prises. Ces deux personnes sont membres à part entière des deux cercles.

(D) Elección sin candidato[editar]

Le choix et l'affectation des personnes dans une fonction ou la délégation d'une tâche à un membre du cercle s'effectue par un processus de vote sans candidat déclaré. Chaque membre du cercle propose la personne qu'il estime la plus adaptée à la fonction, puis justifie son choix. Le facilitateur du cercle propose alors un candidat qui est accepté ou non par consentement.

Socios versus círculos[editar]

Para que la sociocracia pueda funcionar, es necesario que los miembros de la organización se encuentren unidos a través de un vínculo fuerte, que proporcione coherencia y dirección. Para ello, no solamente la organización en su conjunto, sino también cada círculo, debe definir :

  • Su visión : Impacto positivo que quiere tener sobre el mundo exterior a la organización ;
  • Su misión : Lo que hace globalmente a efectos de contribuir a concretar la visión ;
  • Sus objetivos : Medidas concretas que se deben tomar a efectos de encaminar la misión.

Remuneración del capital y del trabajo[editar]

Partiendo de la idea que una organización tiene necesidad de capital y de trabajo para existir, Gerard Endenburg también ha propuesto[9] una forma de remuneración equitativa.

Dans une organisation traditionnelle, les apporteurs de travail ont une rémunération fixe (le salaire) et les apporteurs de capital une rémunération variable (les dividendes). Cela veut dire que les apporteurs de travail ne bénéficient pas de l'efficacité éventuelle de l'organisation et que les apporteurs de capital n'ont pas la garantie de revenu que leur apporteraient d'autres placements de leur argent.

Gerard Endenburg a donc proposé un système permettant de donner à chacun une rémunération fixe garantie et une rémunération variable proportionnelle aux résultats de l'organisation.

Ce système de rémunération ne fait pas partie des règles de base de la sociocratie et n'est donc pas appliqué par de nombreuses organisations sociocratiques. Quand il est appliqué, ses modalités sont bien évidemment définies par consentement au sein de l'organisation.

Puesta en marcha de la sociocracia[editar]

Même si elle est élaborée en tenant compte de concepts complexes issus de la cybernétique et des théories de la communication, la sociocratie est extrêmement simple : elle a pu être utilisée par des enfants dans des écoles ou par des parlements de village en Inde. Cette simplicité permet de l'installer dans une organisation avec un minimum de formation.

Toutefois, une planification rigoureuse et un suivi méticuleux du démarrage sont nécessaires pour assurer le respect de la méthode et donc sa viabilité. De plus certaines personnes peuvent être déstabilisées émotionnellement par ce changement de structure et avoir besoin d'un accompagnement.

Globalement et sans qu'il y ait de mesure objective et quantifiée de ces phénomènes, les organisations ayant démarré la sociocratie constatent un réel gain d'efficacité

notamment parce que la règle du consentement assure qu'une décision prise est mise en œuvre sans délai et sans résistance. Elles font aussi état d'une meilleure flexibilité, d'une amélioration de la créativité et d'une baisse de l'absentéisme. Les membres de l'organisation déclarent un plus grand sentiment d'appartenance, une meilleure image de soi et une amélioration des relations.

Bibliografía[editar]

  • John Buck, S. Villines, We the people, Consenting to a Deeper Democracy, Sociocracy.info, ISBN 978-0-9792827-0-6.
  • Charest, G. La Démocratie se meurt, vive la sociocratie, Centro Esserci, 2007, ISBN 978-88-87178-72-2.
  • Endenburg, G. Sociocracy as social design, Eburon, 1988, ISBN 978-9051666045.
  • Endenburg, G. Sociocracy : The Organization of Decision Making, Eburon, 1998, ISBN 978-9051666052.
  • Romme, A.G.L. and G. Endenburg, Construction principles and design rules in the case of circular design, Organization Science, vol. 17 (2006), págs. 287-297.
  • Romme, A.G.L., “Domination, self-determination and circular organizing”, Organization Studies, vol. 20 (1999), págs. 801-832.
  • Romme, A.G.L. and A. van Witteloostuijn, Circular organizing and triple loop learning, Journal of Organizational Change Management, vol. 12 (1999), págs. 439-453.

Notas y referencias[editar]

  1. Romme, A.G.L. “Domination, self-determination and circular organizing.” Organization Studies, vol. 20 (1999), págs. 801-832.
  2. La démocratie telle qu'elle devrait être.
  3. An Introduction to Quaker Business Practice, Eden Grace, 2000.
  4. André Lalande - Vocabulaire technique et critique de philosophie, 1980 p. 70. : "SOCIOCRATIE, D. Soziokratie ; E. Sociocraty ; I. Sociocrazia. Término creado por Auguste Comte para designar la forma de gobierno donde el poder pertenece a la Sociedad, considerada como un todo orgánico"
  5. Ward, Lester Frank. The psychic factors of civilization. Boston (Massachusetts), Ginn & Company, 1893, p. 313-331.
  6. Romme, A.G.L. and G. Endenburg, “Construction principles and design rules in the case of circular design.” Organization Science, vol. 17 (2006): 287-297.
  7. Global Sociocratic Centers Website
  8. Socionet
  9. Gerard Endenburg, Sociocracy : The Organization of Decision Making, Eburon, 1988, págs. 90-98.

Véase también[editar]

Enlaces externos[editar]