La muerte de Cleopatra

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La muerte de Cleopatra (La mort de Cléopâtre) (1829) es una de las cuatro cantatas compuestas para el Prix de Rome por Hector Berlioz entre 1827-1830, las otras son La mort d’Orphée (1827), Herminie (1828) y la inconclusa La mort de Sardanapale.

The Death of Cleopatra arthur.jpg
Death of Cleopatra by Rixens.jpg
Cléopâtre se donnant la mort.JPG
Regnault-Der Tod der Kleopatra.jpg

Obra[editar]

Cléopâtre es una cantata o escena lírica trágica con textos de Pierre-Ange Vieillard para soprano o mezzosoprano compuesta en 1829 para el Premio de Roma, la famosa beca francesa en la ciudad de Roma establecida en 1803 en la Villa Médici que Berlioz recién ganó en 1830.

La cantata para voz femenina y orquesta es un favorito de mezzosopranos en la sala de conciertos destacándose las versiones de Janet Baker, Jessye Norman,[1] Vesselina Kasarova, Ewa Podles,[2] Violeta Urmana[3] y Susan Graham[4]

Texto en francés[editar]

C’en est donc fait! ma honte est assurée.

Veuve d’Antoine et veuve de César,

Au pouvoir d’Octave livrée,

Je n’ai pu captiver son farouche regard.

J’étais vaincue, et suis déshonorée.


En vain, pour ranimer l’éclat de mes attraits,

J’ai profané le deuil d’un funeste veuvage;

En vain, en vain, de l’art épuisant les secrets,

J’ai caché sous des fleurs les fers de l’esclavage;

Rien n’a pu du vainqueur désarmer les décrets.

A ses pieds j’ai traîné mes grandeurs opprimées.

Mes pleurs même ont coulé sur ses mains répandus,

Et la fille des Ptolémées

A subi l’affront des refus!

Ah! qu’ils sont loin ces jours, tourment de ma mémoire,

Où sur le sein des mers, comparable à Vénus,

D’Antoine et de César réfléchissant la gloire,

J’apparus triomphante aux rives du Cydnus!


Actium m’a livrée au vainqueur qui me brave;

Mon sceptre, mes trésors ont passé dans ses mains;

Ma beauté me restait, et les mépris d’Octave

Pour me vaincre ont fait plus que le fer des Romains.

Ah! qu’ils sont loin ces jours, etc.

Mes pleurs même ont coulé sur ses mains répandus,

J’ai subi l’affront des refus.

Moi !... qui du sein des mers, comparable à Vénus,

M’élançai triomphante aux rives du Cydnus!


Au comble des revers, qu’aurais-je encore à craindre?

Reine coupable, que dis-tu?

Du destin qui m’accable est-ce à moi de me plaindre?

Ai-je pour l’accuser les droits de la vertu?


J’ai d’un époux déshonoré la vie.

C’est par moi qu’aux Romains l’Égypte est asservie,

Et que d’lsis l’ancien culte est détruit.

Quel asile chercher? Sans parents! sans patrie!

Il n’en est plus pour moi que l’éternelle nuit!


Méditation


How if when I am laid into the tomb ... (Shakespeare)


Grands Pharaons, nobles Lagides,

Verrez-vous entrer sans courroux,

Pour dormir dans vos pyramides,

Une reine indigne de vous?

Non!.. non, de vos demeures funèbres

Je profanerais la splendeur!

Rois, encor au sein des ténèbres,

Vous me fuiriez avec horreur.

Du destin qui m’accable est-ce à moi de me plaindre?

Ai-je pour l’accuser le droit de la vertu?

Par moi nos dieux ont fui d’Alexandrie,

Et d’lsis le culte est détruit.

Grands Pharaons, nobles Lagides,

Vous me fuiriez avec horreur!

Du destin qui m’accable est-ce à moi de me plaindre?

Ai-je pour l’accuser le droit de la vertu?

Grands Pharaons, nobles Lagides,

Verrez-vous entrer sans courroux,

Pour dormir dans vos pyramides,

Une reine indigne de vous?

Non, j’ai d’un époux déshonoré la vie.

Sa cendre est sous mes yeux, son ombre me poursuit.

C’est par moi qu’aux Romains l’Égypte est asservie.

Par moi nos dieux ont fui les murs d’Alexandrie,

Et d’Isis le culte est détruit.

Osiris proscrit ma couronne.

A Typhon je livre mes jours!

Contre l’horreur qui m’environne

Un vil reptile est mon recours.

Dieux du Nil... vous m’avez... trahie!

Octave... m’attend... a son char.

Cléopâtre en... quittant... la vie,

Redevient digne de... César !

Registros discograficos principales[editar]

Referencias[editar]

  • David Cairns: Berlioz: The Making of an Artist (the first volume of his biography of the composer) (André Deutsch, 1989)
  • Hugh Macdonald: Berlioz ("The Master Musicians", J.M.Dent, 1982)
  • Berlioz: Memoirs (Dover, 1960)

Enlaces externos[editar]